Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil
Inventaire général du patrimoine culturel en Picardie

l'Inventaire général du Patrimoine culturel de Picardie recense, étudie et fait connaître le patrimoine urbanistique, architectural et mobilier.

A la une

La ligne Chauvineau, autour de Betz et Levignen (Oise)

Un nouveau dépliant à télécharger dans la collection "Découverte en Picardie"

 

Les Rencontres du patrimoine en Picardie : la recherche dans tous ses états

Retour sur la journée du 13 octobre 2015 : publication des Actes, reportage photos

 

 

Le cimetière de la Madeleine (Amiens)

Mise en ligne du premier lot du recensement du cimetière de la Madeleine :

plaines A à K (emprise du cimetière 1817-1828), soit 531 dossiers.

Les plaines L à O (première extension du cimetière en 1828) et les plaines P et S (seconde extension en 1873), ainsi que trois dossiers de synthèse sur les monuments et le décor, seront mis en ligne en 2016.

Pour en savoir plus, voir le dossier de présentation ou les conditions d'enquête.

 

Lumière sur

L'architecture religieuse du Val de Nièvre

Le Moyen Âge et l'Ancien Régime

Le plus ancien édifice religieux conservé dans le Val de Nièvre est l'église abbatiale de Berteaucourt-les-Dames, construite vers le premier quart du 12e siècle, et dont la façade est caractéristique de l'architecture romane. Fondé durant la seconde moitié du 12e siècle, l'ancien prieuré de Moreaucourt à L'Étoile a été remanié durant les siècles suivants avant d'être converti en ferme dès le 17e siècle. En revanche, les élévations extérieures de l'église de Pernois présentent encore des témoignages de l'époque de sa construction, à la fin du 12e ou au début du 13e siècle.

De nombreux lieux de culte, également élevés dès le 12e siècle, ont été modifiés ou reconstruits ultérieurement. Ainsi, au siècle suivant, l'église de Bouchon est pourvue d'un chœur à chevet plat. D'après un dessin ancien, l'ancienne église de Vauchelles-lès-Domart semblait également dater de cette époque.

Comme dans de nombreuses régions de France, la seconde moitié du 15e et surtout le 16e siècle constituent en Picardie une période de restauration, voire de reconstruction des édifices endommagés par la guerre de Cent Ans. L'architecture religieuse reste fidèle à la tradition gothique, et les interventions portent principalement sur le chœur et le clocher. Des tours-clochers occidentales avec contreforts, larmiers et flèche de pierre, sont construites à Franqueville et à Bouchon (dont la nef est également reconstruite à cette époque, et où la flèche en pierre de la tour est élevée en 1621 sous la conduite de l'architecte Daullé). Plusieurs églises sont pourvues d'un chœur polygonal plus vaste que la nef, comme à Franqueville (daté de 1576), Fransu, Havernas ou Vauchelles-lès-Domart (toutes deux détruites). Les chapelles Saint-Gautier à Berteaucourt-les-Dames et Saint-Jean-Baptiste de Houdencourt (Fransu) sont construites à la même époque avec une abside polygonale à trois pans, qu'adoptent également au 18e siècle les églises de Ribeaucourt et de Surcamps.

Au 18e siècles, des travaux de restauration, d'embellissement, voire de reconstruction sont menés aux églises de Canaples, de Flixecourt et de Pernois, qui sont agrémentées d'une abside semi-circulaire et de larges baies cintrées.

L'époque contemporaine

Mais le changement majeur se produit à partir du milieu du 19e siècle où de nombreuses églises, vétustes ou trop étroites, sont reconstruites en brique d'après les projets d'architectes établis. Le Doullenais Charles Demoulins, qui semble mener une carrière longue et active, dirige en 1810 les travaux de réparation de l'église de Pernois (couverture et clocher), puis donne les plans de reconstruction des églises de Saint-Ouen (1824 et 1844), Bettencourt-Saint-Ouen (1848) et Saint-Léger-lès-Domart (1864), derniers avatars du style néoclassique, ainsi que ceux des presbytères de Canaples (1828) et de Saint-Ouen (1840).

Le style néogothique apparaît en 1851 à la chapelle funéraire de la famille de Brandt au château d'Havernas, et triomphe dans les dernières décennies du siècle avec Jean Herbault, architecte de la ville d'Amiens, sollicité à Ville-le-Marclet pour la chapelle Saint-Lambert (1868) et l'église paroissiale (1870), et surtout avec les Delefortrie père et fils, très actifs dans le département de la Somme, qui signent les plans de la nouvelle église d'Havernas (1872), probablement de la nouvelle église de Vauchelles-lès-Domart (1877), et surtout de la nouvelle église de Beauval (1884-1888), commandée par la famille Saint, ainsi que des presbytères de Flixecourt (1865) et d'Havernas (1881). Louis Henry Antoine, architecte de l'arrondissement de Doullens, donne pour sa part les plans de construction de la flèche de l'église de Ribeaucourt en 1856 et de reconstruction de la flèche de l'église de Franqueville en 1881 ; il est certainement aussi l'auteur en 1856 et 1857 du presbytère et de la chapelle funéraire de la famille de Berny à Ribeaucourt, puis du presbytère de Saint-Léger-lès-Domart en 1866.

L'architecture religieuse est peu touchée par les travaux du 20e siècle, mais on peut citer la reconstruction en 1929, d'après les plans de Louis Raquet, de la façade de l'église de Bettencourt-Saint-Ouen endommagée durant la Première Guerre mondiale, et surtout la clôture de l'enclos funéraire de la famille de Berny à Ribeaucourt, réalisée en 1937 sur les plans des architectes et décorateurs amiénois Pierre et Gérard Ansart. Effondrée, la tour-clocher de l'église de Flixecourt est remplacée en 1956 par un clocher-mur conçu par les architectes Pierre Lemaire et Pierre Herdebaut.

En savoir plus…